De la boxe à la planche, Sandrine Hamel est sur la bonne voie pour 2022

De la boxe à la planche, Sandrine Hamel est sur la bonne voie pour 2022

 

OTTAWA – Sandrine Hamel admet qu’elle préfère enregistrer des billets pour des Jeux majeurs que d’échanger des coups de poings avec des adversaires.

Cela a été un grand changement pour Hamel après avoir pris la décision de se concentrer sur le parasnowboard. Sa progression dans le sport a été rien de moins que phénoménale et elle a complété 2018 avec deux cinquièmes places aux Jeux paralympiques d’hiver de PyeongChang.

Hamel est aussi demeurée en forme en s’entraînant à un club local de boxe près de chez-elle à St-Sauveur, au Québec. Avant de devenir une planchiste de compétition, cet entraînement incluait des combats contre des adversaires régulières. Aujourd’hui, elle suit toujours l’entraînement régulier des boxeurs, comme les sacs et les partenaires d’entraînement … mais finis les combats.

« Aujourd’hui c’est presque uniquement pour mon cardio », a dit Hamel, à propos de son entraînement croisé de boxe. « Je ne monte plus dans l’arène. Je ne suis pas certaine que j’aimais cette portion de toute façon. Cela me garde en forme et je pense que c’est bon de pratiquer des sports différents pour varier la routine un peu. »

Âgée de 20 ans, Hamel est née avec une double sclérose majeure et une chirurgie corrective a provoqué une paralysie dans sa jambe droite. 

La planche était une activité d’hiver pour elle quand elle était plus jeune, mais elle ne savait pas que c’était devenu un sport paralympique en 2014.

« J’ai découvert le parasnowboard quand je suis allée sur le site Internet du CPC (en 2015) », dit-elle. « J’ai simplement cliqué sur le sport que je connaissais, donc c’est un peu une coïncidence. J’ai simplement suivi les étapes que je devais pour m’impliquer. »

Elle s’est développée grâce au programme ProchaineGén du CPC et en 2017 elle a participé à ses premiers championnats du monde. Un an plus tard c’était au tour des Jeux paralympiques.

« Ma vie a réellement changé quand j’ai été choisie dans l’équipe paralympique », a-elle dit. «C’était comme une bombe atomique pour mes amis et ma famille. Ce n’est pas tout le monde qui obtient cette chance. J’étais un peu surprise au début, mais tout a bien fonctionné en bout de ligne et ce fut une excellente expérience. »

Hamel réfléchit à étudier en psychologie sportive  à l’université. 

« Je pense que c’est parce que je travaille avec un psychologue sportif et que je trouve cela fascinant », dit-elle. « J’aime étudier l’état d’esprit des autres athlètes juste avant de concourir dans les moments stressants. Je ne pense pas que tout le monde peut faire cela. » 

Pour l’instant toutefois, Hamel consacre les quatre prochaines années à être sur le podium aux Jeux de 2022 à Beijing.

Les deux dernières saisons ont montré qu’elle est sur la bonne voie pour obtenir plus de succès. Et avec ses antécédents en boxe, qui doute d’elle?