Le jour 5 de l’équipe paralympique canadienne : Une avalanche de médailles pour le Canada qui obtient six podiums

«Il y a beaucoup de stress dans les courses de sprint, et ça continue pendant toute la journée. »

Le jour 5 de l’équipe paralympique canadienne : Une avalanche de médailles pour le Canada qui obtient six podiums 

— Brian McKeever remporte sa 12e médaille d’or paralympique
— Une troisième médaille pour Mark Arendz et Mollie Jepsen à ces Jeux
— Trois médailles de bronze de plus en ski paranordique et en ski para-alpin 
— Le Canada égale le total de Sotchi avec 16 médailles

PyeongChang, 14 mars 2018 – L’Équipe paralympique canadienne avait beaucoup à célébrer au cinquième jour des Jeux paralympiques d’hiver de PyeongChang 2018, le Canada ayant réalisé une remarquable récolte de six médailles — une médaille d’or et cinq de bronze — mercredi. À quatre jours de la fin des compétitions, le Canada a égalé le total de médailles récoltées à Sotchi 2014, avec 16 médailles, et la nation occupe le troisième rang à égalité avec l’Ukraine au tableau des médailles établi en fonction du total de médailles à PyeongChang.

TABLEAU DES MÉDAILLES :
  
Or – 5    Argent – 1    Bronze – 10    TOTAL – 16
 
LES MOMENTS MARQUANTS DE LA JOURNÉE : 

•    Brian McKeever (Canmore, Alb.) a décroché sa deuxième médaille d’or à PyeongChang avec une victoire au 1,5 km sprint hommes en ski de fond, catégorie déficience visuelle en compagnie de son guide Russell Kennedy (Canmore, Alb.). McKeever et Kennedy ont pris les devants au dernier virage de la course et ont parcouru la dernière section du parcours à toute vitesse pour franchir la ligne d’arrivée en première position. McKeever, qui était déjà le paralympien canadien le plus décoré de l’histoire des Jeux d’hiver, continue d’accroître sa longue liste de réalisations. Il a maintenant 12 médailles d’or à son actif (il occupe la sixième place parmi les athlètes les plus décorés aux Jeux paralympiques d’hiver) et 15 médailles au total. 

« Ces courses de sprint sont infernales. Elles sont tellement difficiles. Les plus jeunes sont tellement rapides et doués! Il y a beaucoup de stress dans les courses de sprint, et ça continue pendant toute la journée. Je suis beaucoup plus à l’aise sur les plus longues distances. Mais c’était une bonne journée pour nous. Russell a mené la charge pour nous aujourd’hui, et nous sommes heureux d’avoir pu franchir la ligne d’arrivée en premier. » – Brian McKeever
 
•    Natalie Wilkie (Salmon Arm, C.-B.) a remporté sa première médaille paralympique, une médaille de bronze à l’épreuve féminine de 1,5 km en ski de fond, catégorie debout. À 17 ans et deux mois, elle est la plus jeune membre de l’Équipe paralympique canadienne. Dans la même course, Emily Young (North Vancouver, C.-B.) et Brittany Hudak (Prince Albert, Sask.) ont terminé respectivement quatrième et sixième.

« C’est formidable. Ce sont mes premiers Jeux et je suis tellement heureuse d’avoir gagné une médaille. Nous concourons l’une contre l’autre, mais nous nous aidons également. Je me sentais plus calme du fait de les avoir avec moi. Nous avons parlé de stratégie avant la finale parce que l’objectif pour nous était de gagner une médaille pour le Canada. » – Natalie Wilkie, sur le fait d’avoir disputé la finale en compagnie de deux autres skieuses canadiennes
 
•    La troisième place de la course du 1,5 km sprint hommes debout a été déterminée par la photo d’arrivée. Lorsque Mark Arendz (Hartsville, Î.-P.-É.) a franchi la ligne d’arrivée, il ne savait pas s’il avait remporté une médaille avant que la photo d’arrivée ne révèle qu’il avait franchi la ligne d’arrivée exactement à la même heure que le Finlandais Ilkka Tuomisto; ils ont donc obtenu tous les deux la médaille de bronze. C’est la première médaille remportée par l’athlète de 27 ans en ski de fond à ces Jeux après avoir remporté l’argent et le bronze en biathlon. Il a maintenant cinq médailles paralympiques à son actif.

« Lorsque j’attendais les résultats de la photo à la ligne d’arrivée, j’espérais une égalité. J’ai fait une très bonne course, mais j’ai fait une erreur dans la dernière ligne droite en changeant de couloir pour essayer de trouver une piste plus rapide, et cela aurait pu me coûter la course. Je suis venu ici pour remporter des médailles en biathlon, mais j’espérais aussi obtenir ma première médaille en ski de fond. Cette première médaille de bronze en ski de fond signifie beaucoup pour moi. Je ne saurais être plus heureux. » – Mark Arendz
 
•    La skieuse de 18 ans, Mollie Jepsen (West Vancouver, C.-B.) continue de se démarquer comme une étoile montante pour le Canada à ces Jeux, se taillant une place parmi les meilleures skieuses debout au monde. Jepsen a décroché sa troisième médaille des Jeux de PyeongChang 2018, le bronze en slalom géant. Cette médaille s’ajoute à celle de la même couleur remportée en descente et à la médaille d’or du super combiné. Alana Ramsay (Calgary, Alb.), double médaillée à PyeongChang, a terminé quatrième.

« C’est sûr que j’ai gagné en confiance depuis que je suis ici. J’essaie seulement d’attaquer chaque jour le parcours. Lorsque tout va bien pour nous sur une pente – la foule, de bonnes descentes –, on a envie d’en attaquer chaque jour davantage. C’est excitant. » – Mollie Jepsen
 
•    Alexis Guimond (Gatineau, QC) a gagné sa première médaille paralympique, le bronze au slalom géant hommes debout. C’est le premier skieur para-alpin canadien médaillé chez les hommes dans la catégorie debout depuis 20 ans. Cette performance digne du podium suit deux quatrièmes places en descente et au super-G obtenues par Guimond jusqu’ici à ces Jeux. Guimond, âgé de 18 ans, occupait la sixième place après la descente du slalom géant, mais il a inscrit le chrono le plus rapide à la deuxième descente pour se propulser au troisième rang et décrocher la médaille de bronze.

« C’est un rêve devenu réalité pour moi. Je rêve des Paralympiques depuis que j’ai six ans, alors remporter une médaille à mes premiers Jeux, c’est un sentiment indescriptible. C’est tout simplement magique. » – Alexis Guimond
 
•    Mac Marcoux (Sault Ste-Marie, Ont.) a rebondi après ses deux courses inachevées pour décrocher une médaille de bronze au slalom géant, son deuxième podium des Jeux. Médaillé d’or en descente au premier jour, Marcoux et son guide Jack Leitch (Calgary, Alb.) ont entrepris la deuxième descente du slalom géant au quatrième rang, mais ont skié assez rapidement pour prendre la troisième place. Marcoux, 20 ans, a maintenant cinq médailles paralympiques à son palmarès, soit les deux remportées à PyeongChang et la médaille d’or ainsi que les deux médailles de bronze récoltées à Sotchi 2014. 

« À la première descente aujourd’hui, je n’étais pas tout à fait présent. J’ai seulement essayé de skier jusqu’à la ligne d’arrivée, je me livrais quelques petites batailles à moi-même, et nous avons skié de façon conservatrice. Ces deux courses de super-G que n’ai pas terminées avaient commencé à me faire perdre un peu confiance. Mais dans la deuxième descente, nous nous sentions un peu mieux et nous avons skié plus rapidement – toujours pas à cent pour cent –, mais cela a suffi pour nous permettre d’avancer et d’atteindre le podium. À présent, nous pouvons mettre tout cela derrière nous, nous sommes donc prêts pour le slalom. » – Mac Marcoux
 
•    Le spectacle s’est poursuivi au Centre de curling de Gangneung, alors que les curleurs en fauteuil roulant du Canada ont obtenu une autre victoire tardive pour commencer la journée. Ils ont eu le dessus sur les athlètes paralympiques neutres par la marque de 5-4. Cependant, ils ont conclu la journée avec une victoire plus convaincante, par 9-5, contre la Slovaquie pour porter leur fiche à 7-2 avec deux matchs à jouer au tournoi à la ronde. Le joueur remplaçant James Anseeuw (Oak Bluff, Man.), qui à 58 ans,  est le membre le plus âgé de l’Équipe paralympique canadienne, a fait ses débuts dans le tournoi. L’équipe occupe la deuxième place et est en bonne position pour se qualifier pour les demi-finales, alors qu’elle occupe le deuxième rang ex aequo.       

« J’étais excité de venir ici. Nous avions une certaine avance et ils ont décidé de me donner une chance. J’étais un peu nerveux. J’ai commencé à mi-match et j’ai continué jusqu’à la fin. J’ai fait de son mieux! » – James Anseeuw